Comme certains le savent déjà, mon premier roman, Le Pyromane, sera publié en Septembre par l'Âge d'Homme. Je serai à Paris pour l'occasion, il y aura probablement un concert pour célébrer sa sortie. Voici le premier article qui lui est consacré, dans la revue Livres Hebdo du 14 Juin. Bon été à tous.
jeudi
Carrière Moderne
"Il s’agit avant tout de trouver son propre rythme et son propre schéma de création. Une fois que l’artiste est installé dedans et qu’il le sent pérenne, l’absence de structure n’est plus du tout un obstacle au développement d’une carrière. L’exemple d’Ernesto Violin et de son projet Viol – 8 albums en cinq ans, dont quatre absolument passionnants, distribués en name your price sur Bandcamp – est caractéristique. La question qui revenait sans cesse était pourquoi n’essayait-il pas de se tourner vers un système de distribution plus classique (la qualité des chansons ne pouvant être une barrière). Puis, il n’y a pas si longtemps, la conclusion, d’une simplicité absolue, s’est imposée d’elle-même : ce mode de fonctionnement lui convient bien. Il bâtit une discographie solide sans rien devoir personne, une discographie avec laquelle personne ne pourra jamais interférer."
A lire, la belle série d'articles de Playlist Society consacrée aux chemins de traverse. Je me permets d'en citer un extrait.
A propos de Bowels
Jusqu'alors, mon ami aimait bien, s'il le pouvait, prendre à la gorge. Ou aux tripes. Mais toujours : prendre. Attraper l'auditeur et ne plus le lâcher. Bowels est comme sa première vraie caresse, de celles qui comptent, qui ne sont pas gratuites. Pas ces caresses affectueuses que l'on fait sans y penser, mais de ces autres qui n'ont l'air de rien et portent pourtant tant d'intensité et de non-dits. Un disque plus simple, moins tortueux que les deux précédents, et à la fois bien plus exigeant, dont le visuel – probablement le plus abouti dont ait jamais bénéficié Violin – constitue décidément la meilleure des bandes annonces. (Lire l'article de Thomas Sinaeve)
Dans Bowels vous êtes sous une pluie battante pendant plus d'une demie-heure. Pas moyen d'y échapper, vous êtes sur une île, votre baraque a pris la flotte, vous n'avez pas de voiture. Il n'y a pas de salut dans Bowels, pas une seule petite once d'espoir. Si à un moment vous avez l'impression que vous vous en êtes sorti, comme à l'écoute du rythme balançant de « Devil Woman Blues », ce n'est qu'une hallucination. Vous avez atterri sur « Gin Jail » depuis déjà un moment, et vos sourires ne sont que des mirages. (Lire l'article de Joris)
Recentré sur l’amour et ses extrêmes, l’abandon et la perte, Bowels est peut-être dans le subconscient de son auteur le manifeste d’une réussite finalement avortée, entre constat et frustration. L’amour existe, mais il a besoin de pilules pour s’épanouir (Love Pills), le bonheur est possible, mais la perte d’un enfant peut le noyer en un instant (Caribbean Gothic), Dieu est là mais nos proches nous manquent (God Is In The Rum). Dieu et l’alcool pour tout réconfort, Dieu et l’alcool, nos meilleurs amis et nos meilleurs ennemis. (Lire l'article de Benjamin Fogel)
Bowels (2012)
Date de sortie : 22 Novembre 2012
Tracklist :
1. Gin Jail
2. Love Pills
3. Long Distance Call
4. Caribbean Gothic
5. God Is In The Rum
6. Devil Woman Blues
7. Bowels
8. You And A Certain View Of Heaven
9. Days Of Rum And Joy
A propos d'Hooligans Wake
S'il fallait trouver un point commun entre deux ouvrages aussi différents que Gun Street et Hooligans Wake, ce serait cette gravité ne les désertant qu'au gré de quelque ironie macabre. Sous ses oripeaux pop et occasionnellement exotiques, Hooligans Wake est peut-être l'album le plus sombre de son auteur, quasi dépourvu d'espoir et désertant le champ du lyrisme (qui risquait il est vrai de commencer à sentir le procédé) pour enquiller constats désenchantés et couplets rageurs - on ne peut nier du reste que l'année séparant la sortie des deux derniers VIOL ait été incroyablement sinistre à tout point de vue. C'est un peu comme si en sautant dans l'avion pour aller roupiller dans un décor de carte postale, Ernesto Violin s'était pris le monde en pleine gueule. Ça doit faire mal, mais c'est un bonheur pour les autres. (Lire l'article de Thomas Sinaeve)
C'est l'amour de la belle chanson qui a guidé ses choix, et son ouverture musicale ne pouvait qu'avoir été choisie avec la certitude qu'elle serait fructueuse. Jamais là où on l'attend et pourtant toujours convaincant au bout du compte, on commence sérieusement à croire que la discographie d'Ernesto Violin a tout de celle d'un grand. (Lire l'article de Joris)
Hooligans Wake (2012)
...
...
Date de sortie : 21 avril 2012
Tracklist :
1. Wreck Of The Concordia 2012
2. Death Of The European Dream
3. Mexican Headache
4. GOP
5. Kill The Fucking Pigs
6. Mass Murder Boogie
7. Nuclear Beach Army
8. World War III
9. Loneliness Is Worth Than Death
10. Hooligan's Wake
11. Shakespeare's Grave
vendredi
A propos de Gun Street
"Le résultat, de la première note de "Ian Brady" à la dernière de la magnifique "Last Walz", est exceptionnel. S'il est moins fluide et immédiat que les précédents, Gun Street exerce d'emblée sur l'auditeur un incroyable pouvoir de fascination : l'on y revient une fois, puis deux, puis trois, puis cent sans jamais se lasser du moindre morceau, du moindre pont. Une fois n'est pas coutume, l'expression album de la maturité ne sera pas déplacée. Après un disque aussi magistral, il faudra désormais être un virtuose de la mauvaise foi pour ne pas compter avec Violin." (Lire l'article de Thomas Sinaeve)
"A chaque fois, ce qui caractérise les albums d'Ernesto Violin c'est cette émotion brute proprement saisissante, qui naît de la collusion momentanée entre la sincérité de l'interprétation et la grande qualité du songwriting. Car si les albums de Viol sont bons, c'est parce que chaque chanson, même prise à part, est bonne. (...) D'ailleurs chaque chanson fonctionne ainsi, tels des esprits elles semblent vous habiter, et les mélodies d'apparence gaies ne font que renforcer l'atmosphère sublime et terrifiante de Gun Street." (Lire l'article de Joris)
"Alors d’accord, on partage ces notes qui s’égrènent autour de la voix de plus en plus shamanique de Viol (« Love Is Not Enough »), on emmène le monde dans les ténèbres de Wovenhand, dans cet univers violin qui n’a plus besoin de se cacher sous le vernis de la pop, qui n’a plus besoin de se farder de lumière puisqu’il est lumineux par nature." (Lire l'article de Benjamin Fogel)
"En tout cas, il a asséché sa musique, il a effacé tout ce qui pouvait ressembler à de la pop, cette pop descendant des Byrds qu'il manie si bien, il n'y a guère que sur les envolée psyché du refrain de Nazi Love qu'elle revient, et encore, sans cette fausse naiveté délicieuse. Ailleurs c'est mort, le sol est mort, le printemps ne viendra pas, il n'y a qu'un folk minimal dans sa conception mais chargé en émotions, et plutôt négativement." (Lire l'article du Bal des Vauriens)
"Cet album est fabuleux, passionnant, rugueux, sombre, habité… On pourrait le résumer avec cette formule (à la va-vite, elle aussi): Ernesto vient d'enregistrer le pendant de "VIIOL" réécrit à l'aune de la maturité acquise au cours des trois derniers albums. Avec toujours ce talent qui nous fait chanter des vers prêtés à des serial killers, faire sa déclaration de "Nazi Love", et draguer des galloises en choeur avec lui. Finalement, c'est peut-être ça la touche Ernesto: des mélodies si tendres et / ou fascinantes qu'on se rend même plus compte qu'on est parfois en train de chantonner des horreurs: évidement, voilà qui est hautement addictif." (Lire l'article de Guillaume C.)
jeudi
Gun Street (2011)
Durée : 39:07
Tracklist :
1. Ballad of Ian Brady
2. Moskstraumen
3. Nazi Love
4. Pamela's Great Dane
5. Gun Street
6. Belle of Cardiff
7. Charity's Park
8. Love Is Not Enough
9. The Last Waltz
samedi
A propos de Olympus In Reverse
"Plus dur, (beaucoup) plus triste, il se consommera plus volontiers dans l'intimité d'une chambre, compagnon de route vers lequel on sait que l'on reviendra certes ponctuellement, mais pendant longtemps. Déplaire aussi est un art, et avec ce bel album de gueule de bois on peut considérer que Violin sait y faire. Olympus in Reverse n'est pas un disque dont on a envie - c'est un disque dont on a besoin." (lire l'article du Golb)
"Sous des airs faussement guillerets, on a confirmaton, sur le papier (à musique) qu'on est pas seul à trouver que notre époque pue. (...) Même dans les meilleurs moments, il y a un truc qui déconne quand même, et le bonheur de se faire de plus en plus illusoire. Après l'épiphanie spirituelle et sentimentale de Welfare Heart, ça fait sévèrement mal. Olympus in Reverse, en effet. Downfall from Olympus. Zeus Got a Huge Hangover." (lire l'article de Guic')
"Peut-être qu’il se rapproche de ses premiers albums, peut-être qu’il évolue en dents de scie de plus en plus pointues, une seule chose est sûre, il n’en fait qu’à sa tête en dehors de tout format de l’industrie musicale. Il n’y a que deux types de groupe qui peuvent se permettre d’avancer sans se préoccuper du monde extérieur : les intouchables qui n’ont déjà plus rien à prouver et les inconnus sur qui les regards ne se posent de toute manière jamais. Etrangement Viol appartient à ces deux catégories." (lire l'article de Benjamin F)
"Il se fait clairement plus décontracté que par le passé, libéré, sa manière à lui de nous dire "Je vous emmerde" ? On ne trouve pas ce romantisme naif, cet amour exalté, ces sentiments à fleur de peau que l'on trouve dans la littérature du 19ème siècle et dans ces derniers disques, mais de la douceur quand même au milieu des ténèbres ambiantes, I'm gonna marry you annonce-t-il tout de même à sa belle, ce n'est pas rien. Elle est la seule personne qu'il sauvera de l'apocalypse du haut de son Olympe." (lire l'article du Bal des Vauriens)
"Sous des airs faussement guillerets, on a confirmaton, sur le papier (à musique) qu'on est pas seul à trouver que notre époque pue. (...) Même dans les meilleurs moments, il y a un truc qui déconne quand même, et le bonheur de se faire de plus en plus illusoire. Après l'épiphanie spirituelle et sentimentale de Welfare Heart, ça fait sévèrement mal. Olympus in Reverse, en effet. Downfall from Olympus. Zeus Got a Huge Hangover." (lire l'article de Guic')
"Peut-être qu’il se rapproche de ses premiers albums, peut-être qu’il évolue en dents de scie de plus en plus pointues, une seule chose est sûre, il n’en fait qu’à sa tête en dehors de tout format de l’industrie musicale. Il n’y a que deux types de groupe qui peuvent se permettre d’avancer sans se préoccuper du monde extérieur : les intouchables qui n’ont déjà plus rien à prouver et les inconnus sur qui les regards ne se posent de toute manière jamais. Etrangement Viol appartient à ces deux catégories." (lire l'article de Benjamin F)
"Il se fait clairement plus décontracté que par le passé, libéré, sa manière à lui de nous dire "Je vous emmerde" ? On ne trouve pas ce romantisme naif, cet amour exalté, ces sentiments à fleur de peau que l'on trouve dans la littérature du 19ème siècle et dans ces derniers disques, mais de la douceur quand même au milieu des ténèbres ambiantes, I'm gonna marry you annonce-t-il tout de même à sa belle, ce n'est pas rien. Elle est la seule personne qu'il sauvera de l'apocalypse du haut de son Olympe." (lire l'article du Bal des Vauriens)
lundi
Olympus in Reverse (2010)
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Date de sortie : septembre 2010
Durée : 29:38
En quelques mots : "Il faut un merde final : voilà le merde. Ce qui sort, c'est de la bile. Je me fous complètement de ce qui peut arriver. Imaginez un disque d'Evra. Sans l'intervention de mon manager, vous entendriez des larsens du début à la fin. Et des pleurs." (Entretiens avec E. Violin)
Tracklist :
1. The Kidney Sweeper
2. Victoria Falls
3. Chinatown Blues
4. Ernest's Last Stand
5. Olympus
6. I'm Gonna Marry You
7. Captain Hooker
8. Happiness Won the War
Télécharger l'album
Date de sortie : septembre 2010Durée : 29:38
En quelques mots : "Il faut un merde final : voilà le merde. Ce qui sort, c'est de la bile. Je me fous complètement de ce qui peut arriver. Imaginez un disque d'Evra. Sans l'intervention de mon manager, vous entendriez des larsens du début à la fin. Et des pleurs." (Entretiens avec E. Violin)
Tracklist :
1. The Kidney Sweeper
2. Victoria Falls
3. Chinatown Blues
4. Ernest's Last Stand
5. Olympus
6. I'm Gonna Marry You
7. Captain Hooker
8. Happiness Won the War
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samedi
05/06/10
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Ernesto Violin vient de finir d'enregistrer les démos de son prochain disque (un album concept sur l'alcoolisme et le xylophone, nous souffle-t-on en régie).
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Ernesto Violin vient de finir d'enregistrer les démos de son prochain disque (un album concept sur l'alcoolisme et le xylophone, nous souffle-t-on en régie).
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mercredi
02/06/10
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Ernesto Violin et son guitariste, Monsieur H., seront en concert le 22 août dans le café élu le plus beau de France par Antiquité-Brocante, élu dans les 100 plus insolites du monde et monument Historique et Patrimoine Européen ... "A boire ou on tue le chien !" comme dit son sympathique patron !
Pour l'évènement sur Facebook, c'est ICI
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Ernesto Violin et son guitariste, Monsieur H., seront en concert le 22 août dans le café élu le plus beau de France par Antiquité-Brocante, élu dans les 100 plus insolites du monde et monument Historique et Patrimoine Européen ... "A boire ou on tue le chien !" comme dit son sympathique patron !
Pour l'évènement sur Facebook, c'est ICI
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jeudi
Pronounced VIO-LAIN
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Né au fin fond du Jura au milieu des années 80, élevé par des loups amateurs de rock expérimental, Ernesto Violin développa très tôt un don pour la musique et la haine de soi. Différent, rejeté par les autres enfants loups, il ne tarda pas à comprendre qu'il n'appartenait pas réellement à ce monde. Un premier tournant dans sa vie qui en entraîna rapidement un second, ce matin de 1990 où il découvrit les Byrds, médusé. Il y avait donc un autre monde ? Il y avait donc une autre musique ? Une vie existait en dehors du krautrock !
Quittant sa famille, Violin entama dès lors une longue errance au cours de laquelle il ne fit que façonner ses incroyables dons. Lecteur de Barbey d'Aurevilly à huit ans, spécialiste reconnu de Faulkner à dix, il commença en toute logique à nourrir quelque ambition littéraire comme de juste douchée par un milieu de l'édition ne comprenant guère ce prodige. L'éditrice qui le rejeta, une femme des plus enceintes, fera d'ailleurs l'objet d'un de ses premiers tubes.
Nourrissant une passion de plus en plus coupable pour les enregistrements solos de Bryan McLean, rien d'étonnant à ce que l'amour se soit rapidement mis à travailler le jeune homme. La perte d'un pucelage étant toujours quelque chose d'émouvant et de pathétique à la fois, les premières compositions du jeune Violin suivirent logiquement cet axe. Premières cuites, premiers morceaux, et rapidement un album, VIOL, dont le titre ambigu aux yeux de tous sauf lui dit déjà tout de la candeur de notre héros.
Avec VIOL II, à peine un an plus tard, la carrière d'Ernesto s'emballe. Salué par la critique (il ne s'agit pas d'une formule générative - une seule personne l'a entendu à l'époque), ce nouvel album donne à Violin des rêves de grandeur, de gloire, de décadence. C'est pourtant l'amour qui triomphera au final, avec le formidable Love Boat, franc succès auprès des blogueurs (il finira même en 17e position de leur classement). Le début d'une nouvelle ère pour l'artiste, lancé depuis lors dans des projets de plus en plus ambitieux et dans une carrière fulgurante quoique sans groupies. Comme l'on pouvait s'y attendre, sa famille loups a depuis refait surface, prétendant lui avoir fait découvrir "la bonne musique".
Son dernier album, Welfare Heart, vient de paraître.
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Né au fin fond du Jura au milieu des années 80, élevé par des loups amateurs de rock expérimental, Ernesto Violin développa très tôt un don pour la musique et la haine de soi. Différent, rejeté par les autres enfants loups, il ne tarda pas à comprendre qu'il n'appartenait pas réellement à ce monde. Un premier tournant dans sa vie qui en entraîna rapidement un second, ce matin de 1990 où il découvrit les Byrds, médusé. Il y avait donc un autre monde ? Il y avait donc une autre musique ? Une vie existait en dehors du krautrock !
Quittant sa famille, Violin entama dès lors une longue errance au cours de laquelle il ne fit que façonner ses incroyables dons. Lecteur de Barbey d'Aurevilly à huit ans, spécialiste reconnu de Faulkner à dix, il commença en toute logique à nourrir quelque ambition littéraire comme de juste douchée par un milieu de l'édition ne comprenant guère ce prodige. L'éditrice qui le rejeta, une femme des plus enceintes, fera d'ailleurs l'objet d'un de ses premiers tubes.
Nourrissant une passion de plus en plus coupable pour les enregistrements solos de Bryan McLean, rien d'étonnant à ce que l'amour se soit rapidement mis à travailler le jeune homme. La perte d'un pucelage étant toujours quelque chose d'émouvant et de pathétique à la fois, les premières compositions du jeune Violin suivirent logiquement cet axe. Premières cuites, premiers morceaux, et rapidement un album, VIOL, dont le titre ambigu aux yeux de tous sauf lui dit déjà tout de la candeur de notre héros.
Avec VIOL II, à peine un an plus tard, la carrière d'Ernesto s'emballe. Salué par la critique (il ne s'agit pas d'une formule générative - une seule personne l'a entendu à l'époque), ce nouvel album donne à Violin des rêves de grandeur, de gloire, de décadence. C'est pourtant l'amour qui triomphera au final, avec le formidable Love Boat, franc succès auprès des blogueurs (il finira même en 17e position de leur classement). Le début d'une nouvelle ère pour l'artiste, lancé depuis lors dans des projets de plus en plus ambitieux et dans une carrière fulgurante quoique sans groupies. Comme l'on pouvait s'y attendre, sa famille loups a depuis refait surface, prétendant lui avoir fait découvrir "la bonne musique".
Son dernier album, Welfare Heart, vient de paraître.
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mercredi
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